My Items

I'm a title. ​Click here to edit me.

La Torche

La Torche

Quand la nuit tombe, quelques fantômes prennent à leur tour la vague pour une session sous la lune. Tendez l'oreille si vous passez par l'incroyable, la préhistorique, l'irréelle pointe de la Torche...vous entendrez leurs rires. Le rire fou des enfants perdus...

Bâche XL

Bâche XL

Habillage de stand 300x200 cm / 70x300 cm avec ourlets et oeillets.

La grange(ounette)

La grange(ounette)

Le premier étage de la grange de Cathy et Denis se situe à flanc de verger et de potagers, dans les creux verdoyants et fleuris, un pied dans le Cantal, un orteil en Corrèze. C’est leur nouveau projet. Un premier étage retapé uniquement à base de matériaux de récupération et qui prend des airs de petit havre de paix et de créativité pour les jours és qu’ils ont devancés. Leur bonheur, leur liberté, n’ont pas attendu une quelconque réforme des retraites...un grand lit, un poêle, un atelier et les toilettes sèches sur le palier, le tout à deux pas l'ancien four à pain communal. Le silence est roi. Les herbes folles dansent au bord des chemins frais et ombragés, entre les pierres sèches et les grands lacs siesteux où l’on plonge sans vergogne, sous l’œil lointain de la chaîne des volcans d’Auvergne.
Les soirs, les chouettes hululent sous les étoiles. La tablée de campagne immense est épaisse, griffée de la vie de générations qui s’y sont succédé. Les discussions et les rires rythment quelques chants de grillons d’été au dehors et de musiques choisis au salon.
L’hospitalité est à la fois franche et douce telle le citron confit du tajine bien arrosé et, ce soir-là, "A Vava Inouva" de IDIR me frissone le coeur. Encore un cadeau. C’est simple, loin des postures du monde. On est bien. - Ha ! Il manquerait plus qu’on soit heureux...
Me souffle Denis d'un regard malin et de ses moustaches roulées toutes en sourire.

TOUTE UNE ARMÉE

TOUTE UNE ARMÉE

Tels d’immuables soldats dressés, ils veillent dignement sur d’immenses déserts. Lavés par la rudesse des saisons, creusés par la neige et le gel, accablés par le soleil, rabotés par la foudre ; ils sont de simples piquets d’enclos pour les uns, d’infatigables lignées de gardiens des plateaux pour les autres. De courbes en vallons, liés les uns aux autres jusque dans leur chair barbelée, raffistolés, reficelés, ferrés, ils témoignent de l’instant et gardent en eux le secret des vents qui sifflent sur les horizons sans limites des grands causses. Les terres dures et minérales, menacées par d’immenses ciels changeants du Méjean, Larzac, Sauveterre, Causse Noir...

PATCHWORK MAROCAIN à proximité de Rabat

PATCHWORK MAROCAIN à proximité de Rabat

Fin de matinée de décembre 2013 ...douceur d'un noël à manches courtes au Maroc. La chaleur qui devient peu à peu accablante ce jour là intensifie les odeurs délicieuses de viande grillée, d'épices et de thé à la menthe de l'immense marché de Bouznika, très loin des riads de Marrakesh. Une atmosphère d'oppulence de fruits, de légumes, d'électronique et de vêtements contrefaits. Sous un patchwork de toile-parasols colorées et dans une douce anarchie apparente, le marché prend vie tous les jeudis le long des chemins cabossés du grand terrain vague de la ville. Peu à peu la fumée qui s'échappe des immenses tentes qui dominent ce fascinant tohu-bohu devient de plus en plus envahissante et pour cause : la viande est ici hachée sur place, épicée et préparée, dans une danse millimétrée de couteaux qui s'entrecroisent, de sueur, de brouhahas et d'air saturé à la limite du respirable. Les keftas s'enchainent sur le grill, un vrai calvaire pour mon estomac vide...un vrai bonheur de lumières. Je n'ai qu'un envie, rester là m'étourdir dans cette épaisse brûme et me baffrer avant de refaire pourquoi pas un nouveau tour de manège, pour croquer des yeux quelques scènes et sourires ratés mais...tout va trop vite, même ici, et comme toujours, on m'attend... Autre patchwork marocain, RABAT. Entre les larges avenues bruyantes et l'étroite Medina colorée, les taxis pressés klaxonnent des charettes sans âge, attelées à des ânes placides... A l'opposé, à l'abris, préservée par des murailles de 900 ans d'histoire, la douceur de vivre en bleu de la Kasbah des Oudayas, balcon labyrinthé débouchant sur le fleuve Abou Regreg. Sur la rive d'en face se dresse l'ancienne cité corsaire de Salé, sa fausse jumelle, rebelle face aux assauts de l'Océan. Skhirat Plage / 33°51'52.9"N 7°04'14.1"W Le lieu de vie de cette plage se situe au niveau des pointes et des brisants du large. Les rochers tranchants et le bouillonement de l'océan attirent le poisson. A même le sable, le port et le marché s'improvisent au petit matin dans le vacarme du ressac et des goelands surexités. Pêcheurs à la ligne, au filet, vendeurs et revendeurs au travail négocient la prise de la nuit, quelques enfants qui portent les sacs pour quelques dirhams, les odeurs sont fortes, les embruns moites, on est vivant. Dans la continuité, la plage est calme et s'arrête brutalement sur une ligne de gardiens en armes du palais royal de Mohamed VI. Salé Les toits de Salé engloutissent un dédale de ruelles fraîches et immaculées où les chats pulullent... La médina fait face à un océan déchaîné, fière et désinvolte. Je contemple à perte de vue et à 360° l'histoire de cette ancienne cité corsaire et pirate. Une communautée qui fonde au XVIIe siècle une République autonome et d'où partent des raids vers les côtes chrétiennes espagnoles, françaises, et plus tard jusque dans les mers du nord. Dans un roulis imaginaire, je tangue entre cet océan doré dans le soleil du soir à l'ouest, le fleuve et la khasba de Rabat au sud, et cette mer de toits terrasses. J'y entends les pirates chanter : turcs, morisques et renégats célèbrent leurs prises et leur retour sous la boussole des étoiles qui unissent la terre à la mer et leur permettront de repartir demain, plus conquérants que jamais.

LE CHATEAU DU REPOS

LE CHATEAU DU REPOS

Architectures du repos.
Ronds de tours.
Tours de contours.
De tour en tour. De parcs et d'escaliers en cages. Il est des automnes en suspens sur lesquelles flottent des feuilles de tilleuls sur de longs silences au ralenti, des larmes sèches, des couches rèches, qui n'annoncent rien. Même pas le froid piquant de l'hiver. Il est des automnes au repos, des automnes au chateau... Les sourires usés tailladent parfois quelques gueules élimées.
Les clopes s'enchaînent sur le parvis du château du repos, telle une course folle qui rythme le compte à rebours du soir dans l'attente du tintinnabule des clés. Nouvelle nuit à double tour. La folle voie lactée d'étoiles rouges nicotinées scintille. Tout en bas, entre les branches des cyprès centenaires, Toulouse brille. Parfois une guitare, une chanson, une négociation pour terminer celle que l'on vient à peine d'allumer. Puis les angles, les lignes, la pierre, engloutissent les âmes dociles échouées là, dans des tourbillons d'escaliers qui montent vers des nuits jamais complètement noires.

PROJET CONCORDE

PROJET CONCORDE

Le faubourg de Béthune est un quartier de la ville de Lille (sud) dont une grande partie est constituée d’immenses barres d’immeubles construites dans les années 60, coincées entre l’autoroute et la vieille ville. C’est le projet Concorde, conçu par l’architecte Le Maresquier. Préfabrication standardisée à forte densité, parsemée d’îlots verts et aujourd'hui un des quartier les plus pauvre de France. J'ai trouvé pourtant dans la démesure, les angles et les lignes, les parcs aux immenses cyprès, son âge, beaucoup de poésie comme ce jour-là, au tout petit matin. Ces remparts d’immeubles bouchent l’horizon, mais de par la conception même du quartier, les habitations sont dégagées des rues et accessibles par des petites voies secondaires aux doux noms de l’histoire du communisme révolutionnaire qui fut si présent dans le département. Rue Babeuf, Barbusse, et j’en passe. Une fois de plus, j’ai aimé me perdre dans les doux rayons du soleil de septembre, sur le bitume et les pavés de ma ville d'adoption. Aujourd’hui, je crains que le nom des rues ne parle plus aux habitants...Parkings, impasses, quartier très chaud le soir. Assommé et désert au petit matin, faisant place à quelques joggeurs venus du centre-ville très bourgeois et qui slaloment dans des parcs qui décuvent de leur nuit agitée. La friterie traditionnelle tient bon face au Mac Do et les espoirs du quartier s'affichent ballon au pied, sur la brique rouge de l’école Léon Trulin, célèbre résistant et héro communiste de la ville.

♥

Série Trip Love...

Programme papier KIOSKAMUSIK

Programme papier KIOSKAMUSIK

Association Kioskamusik, dépliant 12x20 fermé, 4 plis accordéons. Saison 2022

Le duo Camel & On

Le duo Camel & On

Un duo, donc, formé en 2002 après la découverte par Bruno Bordignon des textes de Roger Camel à la bibliothèque de Cugnaux, où la veuve du poète les a déposés. Bruno gratouille la six-cordes dans divers groupuscules et, séduit par ces vers quelque peu anarcho-poético-gueulards, en met aussitôt quelques-uns en musique, bientôt rejoint dans l'entreprise par Thomas Portier, guitareux lui-même et bassiste à l'occasion. D'autres auteurs suivent, confirmant la vocation du tandem à se faire le porte-voix de la parole d'autrui. Avec modestie, comme l'indique leur nom : Camel, le premier poète ; et On, les autres - point de place pour les musiciens dans tout ça. L'humilité est belle, mais elle ne leur rend pas justice. C'est que leur style musical ne ressemble à aucun autre, même s'il évoque pas mal de références du meilleur aloi. Sans grande surprise, on y trouve une bonne louche de swing, et plus précisément de ce swing manouche qui va si bien au coup de gueule comme au coup de cœur, à la dérision mordante. Un petit fond d'esprit blues-rock, de ci de là. Et puis de ces échos si peu définissables mais qui vous font monter à tout coup l'expression "chanson française" à l'esprit. On y trouve surtout la patte étonnante de Thomas, arrangeur maison, dont les arpèges clairs, nets et tintinnabulants à la guitare font beaucoup pour le style du duo, quand bien même Bruno en est le principal compositeur. Mais c'est à la basse qu'il donne son étonnante mesure avec une technique de jeu au mieux rare, au pire franchement iconoclaste, toujours inspirée : non pas bêtement rythmique mais résolument mélodique, pratiquant volontiers un travail délicat d'arpèges sur accords et, de façon générale, se servant de sa basse comme d'une guitare classique aux résonances inattendues. Les amateurs apprécieront. Bruno, lui, impose sa voix et une manière éclectique de chanter. Il a la goualante forte, Bruno, et la mezza voce à peine froissée, juste ce qu'il faut pour les mots qu'il porte. Il a, aussi, un sans-y-toucher, une façon d'évoquer quelques grands anciens qui vaut le détour. Ainsi se cogne-t-on à Brel, le colérique de trop d'amour et de refus, celui de Ces gens-là, avec Les buveurs de lune ; à Ferré pas mal de fois, à Brassens à Dimey à Renaud un peu et même... à Gilbert Bécaud - "ouaaiiis" - sur Les pacifistes. Encore qu'on puisse douter qu'il accepte la référence... Compagnon ​ Et Dieu s'en fout Et des textes, donc. Mélancoliques, atrabilaires, tout emplis de ce cynisme qui n'est qu'idéalisme déçu, mais obstiné à survivre. Des textes humains - et humanistes, anarcho-pacifistes, d'autant plus féroces qu'ils appliquent volontiers un "qui aime bien châtie bien" de haute volée. "Pour tout ce qui est contre, contre tout ce qui est pour", comme disait Pierre Dac, et partant élevés contre les exemples trop constants de notre très humaine connerie. Ils ne chantent gère l'amour et ses vicissitudes, ce qui change agréablement, ou alors par hasard et par la bande. Ils chantent plutôt Les Hommes - "leur talent est un si grand désastre" - et les compagnons d'une vie, les Buveurs de lune qui "vous dégueulent encore de vieux blues qui ont pris du gras". Ils clament haut et fort combien Dieu s'en fout, proclament leur athéisme militant et l'absence d'essence divine chez le chien et son maître ; ils rappellent à l'envi des souvenirs d'ancien combattant de la paix, fustigent la mollesse de nos temps si soumis, proposent d'échanger les fusils contre les livres, ces "beaux jardins où l'on apprend à vivre et non à mourir bêtement." Et tout cela avec des hoquets et des coups de glotte, des trébuchements, des douceurs et des hargnes, un allant de chanson de mer (Oran Tanger Séville), une conviction qui emportent l'adhésion. Après un temps, car le style et son engagement déroutent. Mais avec un bel entrain une fois l'ambiance posée, dans un énorme fracas de battements de mains et le balancement d'un refrain sans paroles repris en choeur par la salle entière, du fan au découvreur. "Et de vous, le savez-vous ? Dieu s'en fout." Mais pas Camel&On... || ​ Jacques-Olivier Badia

Affiche CUGNAUX-PAYS TOULOUSAIN

Affiche CUGNAUX-PAYS TOULOUSAIN

Affiche pour le Cunh Editions, formats A3 (12€) et A4 (8€). Me contacter pour toute vente. Dépôt vente à Cugnaux Le Grain de Folie, place de l'Europe.

SELECTION PHOTOS été 2021

SELECTION PHOTOS été 2021

Quelques nouvelles photos sélectionnées par un jury professionnel inernational dignement représenté par moi-même, intégrées dans mes albums en ligne ici même ...